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LA SENNE COULE DANS NOS VEINES

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Cliquez sur la carte interactive ci-dessous pour situer dans Bruxelles les 4 décors/tableaux principaux de l’expérience immersive La Senne coule dans nos veines.
Comparez les cartes/les époques pour découvrir l’évolution de l’aménagement du centre ville avant et après le voûtement de la Senne.

Liste des PEINTURES de Jean-Baptiste Van Moer

présentées dans le cadre de l’expérience LA SENNE COULE DANS NOS VEINES:

Qui imagine encore qu’une rivière traversait autrefois le cœur de la capitale belge?

En 1871, le voûtement de la Senne offre à Bruxelles une nouvelle jeunesse. Pour célébrer les 150 ans de ce pan de l’histoire de la ville et comprendre son impact sur le quotidien des Bruxellois, les Halles Saint- Géry & XR4HERITAGE ont coproduit l’expérience immersive LA SENNE COULE DANS NOS VEINES.

Du 14 octobre à fin janvier 2022, l’expérience plonge dans les entrailles de Bruxelles à la découverte de l’histoire fascinante et pourtant méconnue de ce cours d’eau autrefois indispensable au développement de la cité.

L’expérience La Senne coule dans nos veines propose une plongée virtuelle dans l’univers pictural de Jean-Baptiste Van Moer (1819-1884). Sous les yeux des visiteurs, le quotidien des habitants du Bruxelles des années 1860, juste avant le voûtement de la Senne, dans ses moindres détails s’anime et prend vie. Une expérience narrative interactive unique, produite par les Halles Saint-Géry et XR4Heritage et développée par Poolpio, avec l’aide du CIDEP, des Musées de la Ville de Bruxelles, Urban.Brussels et Erfgoedcel de la VGC.

L’exposition LA SENNE COULE DANS NOS VEINES est conçue comme une expérimentation : un laboratoire culturel chargé de vous transformer, chers visiteurs, en acteurs et ambassadeurs du patrimoine bruxellois.

Notre objectif 2022 ? Faire remonter à la surface le souvenir de la Senne. Rendre visible cette rivière emblématique à travers la création d’une balade en réalité augmentée sur les traces de son cours historique. Une expérience numérique déambulatoire pour célébrer notre or bleu, LA SENNE, ce trésor naturel qui appartient à tous les bruxellois.

Pour rendre cette expérience inclusive et participative, nous vous invitons à y prendre part.
Ecrivez à contact@xr4heritage.com pour

Elire votre personnage préféré : Aujourd’hui, vous ferez la connaissance de BOB, EDOUARD, JEANNE et MARIE dont la vie a été bouleversée par les travaux de voûtement de la Senne. Avant la création de ce voyage, ils étaient invisibles et inaudibles. Votez pour celle ou celui que vous aimeriez connaître davange. Donnez-lui une voix.

Définir les fils narratifs à développer : De quelle histoire voudriez-vous suivre le cours pour vos futurs voyages ?

Participer à l’écriture d’un protocole de voyage : Pour les futures expéditions spatio temporelles, comment augmenteriez-vous la sensation d’immersion ?

Ces histoires sont les vôtres. La Senne coule aussi dans VOS veines.

MARIE

LA VENDEUSE DE POISSONS DU PONT DE LA CARPE DEVENUE OUVRIÈRE DANS LES FAUBOURGS.
Comme beaucoup de bruxellois aux 19 ème siècles, Marie se méfie de l’eau. La Senne, véritable égout à ciel ouvert, a ramené le choléra dans son lit et la violence de ses crues est la cause de ses insomnies. Lorsque son mari, emporté par le courant, se noie, Marie, n’a plus qu’une idée en tête : mettre ses enfants à l’abri des inondations. Nous sommes en 1866 lorsqu’elle quitte le pont de la Carpe qui l’a vu naitre pour rejoindre un logement ouvrier dans les faubourgs. Là, démarre sa vie de manutentionnaire au service de la Compagnie des bronzes. A force de se tuer au travail dans la fournaise de l’usine, MARIE, influencée par les discours hygiénistes ambiants, commence à apprécier l’eau: « Allez au bain, ça fait du bien ». Elle fréquente les bains économiques et applaudit les courageux qui, sur les berges du canal de Willebroek s’initient à la natation.

EDOUARD

LE PROMOTEUR IMMOBILIER QUI A FAIT FORTUNE DANS L’ IMPORT & EXPORT DE BIÈRES ANGLAISES.
En 1866, EDOUARD se réjouit des projets de réaménagement du centre- ville impulsés par le bourgmestre Anspach. Il rêve lui aussi de voir Bruxelles devenir un petit PARIS avec des grands boulevards et des magasins chics. Convaincu que, suite à la destruction des logements insalubres, la valeur des parcelles va exploser, il investit ses épargnes dans une spéculation immobilière déraisonnée et finit par tout perdre. En 1867, Il ne lui reste que quelques entrepôts dans les faubourgs. Edouard s’en sert pour lancer une nouvelle activité : l’import & l’export de PORTER, une bière anglaise conçue « selon un procédé industriel reconnu scientifiquement ». Selon lui, les brasseries PORTER représentent l’avenir de l’industrie brassicole. Grâce à ses relations privilégiées avec l’entreprise anglaise en charge des travaux de voûtement de la Senne, la BELGIAN PUBLIC WORKS COMPANY, le chiffre d’affaire de son entreprise décolle. Il s’impose en 1872 comme un des distributeurs leaders de bière à Bruxelles.

BOB

LE BRASSEUR DE LAMBIC DEVENU OUVRIER MAÇON SUR LE GRAND CHANTIER DU VOÛTEMENT DE LA SENNE.
La bière artisanale fabriquée par BOB est une institution sur la Place Saint- Géry et le centre-ville. Comme l’eau est source de maladies, toute la paroisse consomme sa bière, y compris les enfants. En tant que porte- parole des brasseurs artisanaux, il milite en 1866 contre la concurrence des industriels étrangers qui tentent, avec leurs breuvages aseptisés, de conquérir leurs clientèles. Seulement, le propriétaire du Cabaret de l’Ours n’est pas de son avis. Il le licencie pour pouvoir distribuer la bière d’un brasseur « hygiéniste ». Privé du jour au lendemain de ses revenus, BOB n’a pas d’autres choix que de postuler comme ouvrier sur le chantier du voûtement de la Senne. Comme des milliers d’autres maçons, il travaille sans répit pendant 3 ans. En 1872, suite à l’affaissement d’une tranchée, il dénonce les conditions de travail et incite d’autres ouvriers à se révolter. Syndicaliste avant l’heure, il ne trouvera autour de lui aucun soutien et c’est la mort dans l’âme qu’il reprend son poste.

JEANNE

LA LAVANDIÈRE DEVENUE COUTURIÈRE POUR UNE MAISON DE LUXE INSTALLÉE SUR LE PRESTIGIEUX BOULEVARD ANSPACH.
JEANNE est née dans la teinturerie familiale située à 2 pas du Moulin à papier, une entreprise moderne à la pointe de l’innovation en matière de colorations. En 1866, sa famille est en guerre avec BOB, le brasseur qui leur reproche de polluer son eau avec « leur chimie ». Il répand des rumeurs à propos de JEANNE en revisitant la légende des lavandières de nuit : « Des femmes démoniaques qui tordent la nuit des draps, au milieu desquels se cachent les corps inanimés de leurs enfants morts. » Lorsque sa famille est expropriée, JEANNE en profite pour convaincre son père de réaliser son rêve : devenir couturière dans une maison de luxe. Grâce à sa connaissance des étoffes, ses doigts de fée et sa débrouillardise, elle est repérée par un des financiers anglais de la Belgian Public Works Company qui recommande ses talents dans les hautes sphères.